Zoroastrism: les daevas

October 3, 2016 – 1:40 pm

Selon des spécialistes, et après nos études à ce point sans aucune surprise, les dieux de la religion de Zoroastre avant ses réformes étaient, de façon générale, les mêmes que la religion védique. De plus, les témoignages des autres religions liés à l’époque, indiquent que les mêmes dieux avaient préséance presque partout. On peut offrir en preuve les exemples que nous avons déjà rencontrés. D’abord, chez les Indiens, avant qu’ils aient été remplacés par la triade de Brahman, Vishnu, et Shiva, les dieux les plus importants étaient Varuna, Mitra, et Indra. Et puis, le texte du traité hittite que nous avons cité plus haut, nommait les mêmes dieux comme des responsables (en témoignent les promesses.)

Alors, nous avons trouvé le dieu Varuna de la foi pré-zoroastrienne en le Seigneur Sage; au moins, cela était la théorie donnée plus haut avec des preuves. Cette théorie, malheureusement, doit être, peut-être, compliqué un peu par une autre théorie soutenue par, entr’autres, Mary Boyce. D’après elle (1979, ‘Zoroastrians: Their Beliefs and Practices’ p. 9) Varuna est devenu le dieu Apam Napat (le dieu des eaux) à cause de sa responsabilité des épreuves de l’eau. C’est tout à fait possible que les deux théories soient corrects: l’histoire d’une religion n’est pas du tout un récit des développements rationnels.

Il y a des problèmes semblables pour l’identification des autres grands dieux. Ces problèmes remontent au choix de Zoroastre de rejeter, pour la plupart, le polythéisme de ses ancêtres. Dans ses propres hymnes il ne fait pas mention des anciens dieux, même s’il n’a pas tout à fait renié leur existence. La plupart des spécialistes pensent que Zoroastre a réduit le rang de tous les anciens dieux: après ses réformes ils n’étaient que des ‘Daevas’ (‘devas’ en sanskrit,) et ils ont fini par être des démons négligeables. D’un autre côté, quelques savants, suivants George Dumézil, pensent que les caractères des anciens dieux se présentent maintenant sous des formes des Saints Immortels (Amesha Spentas.)

En tout cas, évidemment, on doit chercher les dieux Mitra et Indra parmi les daevas. Mitra était le dieu des contrats (c’est son nom, après tout) et le nom lui-même a continué d’être signifiant, parce que l’institution était de telle importance; mais c’est possible que la continuation actuelle de ce dieu est ailleurs. Chez les Indiens (encore) Mitra et Varuna étaient une paire dans laquelle Mitra sert d’agent pour Varuna. Ainsi, on a proposé que le Saint-Esprit, l’agent du Seigneur Sage, est la forme nouvelle de Mitra.

Enfin, à propos Indra, le dieu/daeva Verethragna (‘vainqueur de résistance’) qui a vaincu un monstre, est identifié avec Indra Vrtrahana (‘vainqueur d’un monstre’) des Vedas. Nous en parlerons plus tard.

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Zoroastrisme: le prophète/prêtre comme réformateur

September 27, 2016 – 2:55 pm

Les doctrines de la religion qui viennent d’être présentés sont, selon la tradition, données à l’homme par Zoroastre, le prophète de cette nouvelle foi. Mais Zoroastre n’en était pas moins le prophète; de ses propres mots il était aussi un prêtre (‘zaotar’) de la religion ancienne, dont il ne prétendait n’être qu’un réformateur (bien qu’il soit un réformateur qui suivait les commandements directs du Dieu le ‘Sage Seigneur’.) Alors, si on voudrait bien comprendre sa religion réformée, il faudrait qu’on connaisse un peu la religion qui a été réformée. 

C’est un exercice intéressant. D’un côté, parce que les partisans de cette religion étaient illettrés (selon nos recherches) il n’y a aucun rapport de leurs croyances. D’un autre côté, nous avons les textes sacrés de l’Avesta dans lesquels on peut trouver des traces de la foi précédente, et les textes sacrés des hindous (les Védas) qui préservent une forme de la religion commune des aryens avant des réformes zoroastriennes.

Considérons les dieux. Tout d’abord, nous avons un peu plus de confiance dans notre connaissance des personnages divins chez les aryens anciens. Un examen des panthéons des autres nations indo-européennes nous suggère que le groupe des dieux est assez stable, même si les noms eux-mêmes sont plus ou moins variable. Par exemple, une tablette de 1380 av. J.-C., enregistrant un traité entre les Mitanni et les Hittites, fait mention des dieux Varune, Mitre, Indre, et les Nasaties; noms très bien connus en Inde et ailleurs. Même chez les Grecs pendant la période historique on trouve le dieu Ouranos (Uranus) qui est Varuna en Inde. Un autre exemple: le dieu important Poseidon des Grecs était le dieu des eaux, mais son nom est inconnu parmi les Iraniens et les Indiens. Ce nom, pourtant, n’est qu’une épithète en grec, et n’est pas du tout son nom original. Chez les Romains le même dieu était nommé Neptune – et il y avait un dieu des eaux chez les indiens védiques et les iraniens qui a eu l’épithète/nom ‘Apam Napat’; c’est à dire ‘Le Fils des Eaux’. Selon beaucoup des scolaires, Poseidon n’est que le même dieu avec un nom différent.

Alors, disons que les dieux des pré-zoroastriens nous sont familiers; d’où, ensuite, venait le Sage Seigneur, ‘Ahura Mazda’? C’est peu probable qu’il l’ait inventé de rien, car cela n’est pas le rôle d’un réformateur, et il serait en tout cas difficile de convaincre les partisans de la religion – dont il est un prêtre, rappelle-t-on – de remplacer leurs dieux par un autre. En fait, quelques spécialistes proposent qu’Ahura Mazda n’est autre que Varuna sous un autre nom. Les raisons principales sont deux:

  1. Premièrement, si Varuna était un des trois grands dieux de la religion (comme il était dans des autres religions indo-européennes) où est il dans le système zoroastrien? Comment a-t-il disparu? L’hypothèse est qu’il aurait dû continuer, mais peut-être sous un autre nom, comme l’a fait l’Apam Napat susmentionné chez les Grecs sous le nom Poseidon.
  2. Deuxièmement, Varuna d’Inde a été lié avec le “rta”, un principe fondamental d’ordre dans l’univers. Le mot “rta” en sanskrit est le même mot qu’ “asha” en avestan; et nous connaissons maintenant qu’Ahura Mazda était, avant tout, le dieu d’Asha – la Vérité.

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Zoroastrisme: Sommaire des Doctrines

September 11, 2016 – 11:30 pm

Les essais précédents dans cette série ont donnés un contexte partiel pour l’origine du zoroastrisme, et ce projet sera continué dans des essais qui va suivre celui-ci; mais, à ce point, on devrait peut-être donner un résumé ou aperçu de ce dont nous allons parler. Les points suivants nous serviront aussi de contexte pour l’histoire du développement de la religion zoroastrienne – ses doctrines et ses controverses – qui va être présentée plus tard. (Ces points sont tirés et considérablement adaptés d’un passage dans le livre ‘Dawn and Twilight of Zoroastrianism’ de R. C. Zaehner.) Ici, donc, le sommaire.

(1) il y a un Dieu suprême, le Seigneur Sage (Ahura Mazda), qui a créé tout par ses pensées et son Saint-Esprit. Il est entouré de six autres êtres (les Amesha Spentas ou Saints Immortels) dont il est dit, être le père/créateur – mais, en fait, trois d’entre eux ne sont que des aspects du Dieu lui-même, n’ont pas du tout une existence indépendant. Ces trois sont le Saint-Esprit (Spenta Mainyu) susmentionné, la Bonne Pensée (Vohu Mana), et la Vérité (Asha Vahista). 

Le Dieu habite son royaume; qui veut dire sans doute qu’il est le Seigneur absolu de tout ce qu’il a créé: une royaume, cependant, qui est gâché par les assauts des pouvoirs du mal, mais qui va être enfin restauré après le Jugement dernier.

L’Intégrité (Haurvatat) et l’Immortalité (Ameretat) sont aussi des aspects du Dieu, mais ils sont de plus la récompense pour ceux qui font ce qu’il veut conformément à leur Rectitude (Spenta Armaiti). Cette dernière est une vertu qui représente un rapport correct entre Dieu et l’Homme. Le Dieu lui-même est sans péché: il se tient hors de la portée du Mal.

(2) Le monde entier est divisé entre la Vérité (Asha) et le Mensonge (Druj). La Vérité, comme c’était dit auparavant, était le fils ou la création du Dieu. À propos de l’origine du Mensonge, de ce sujet le prophète n’a rien dit. Ce dualisme, et le choix qui est offert librement aux hommes, sont le contenu fondamentale de la religion.

(3) Les créations du Seigneur Sage sont toutes libres – elles doivent faire le choix elles-mêmes entre la Vérité et le Mensonge. Évidemment, l’Homme est une des créations; mais les êtres surnaturels sont également à des créations et, donc, doivent également choisir. C’est ainsi qu’Angra Mainyu, l’Esprit Destructeur – et, chose surprenante, selon un texte ancien le jumeau du Seigneur Sage [une erreur que nous devons étudier plus tard] – a choisi “de faire les pires choses.” Ces choses il a choisi librement est sans coercition. Les ‘Daevas’ aussi ont choisis le Mensonge, et pour ça et la violence de leur culte, Zoroastre les a considéré comme des puissances des ténèbres.

(4) Puisque l’Homme est entièrement libre, son destin est entièrement dans ses propres mains. Par des bonnes actions on gagne une récompense éternel: l’intégrité et l’immortalité. Par des mauvais actions, par contre, on gagne un châtiment perpétuel à l’enfer – la “pire existence.”

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Zoroastrisme: les textes

September 11, 2016 – 9:31 pm

L’Histoire

L’Avesta, comme la Bible des chrétiens et le Tanakh des juifs, est autant une bibliothèque qu’un livre. Une partie, la plus ancienne, est censée avoir été composé par Zoroastre; mais, même si on y croit, c’est évident que les autres parties ont été composées beaucoup plus tard. Dans la littérature zoroastrienne il y a une histoire, plusieurs fois racontée, que Zoroastre a reçu le texte de l’Avesta d’Ahura Mazda et l’a apporté au roi Vištaspa. Ce roi, ensuite, a créé deux copies. Malheureusement, ce méchant Alexandre le grand les a brûlé lors du sac de la capitale perse. Ce n’était que beaucoup plus tard que les prêtres zoroastriens ont essayés de reconstruire les textes, et à cause des mémoires lacunaires, ils n’avaient qu’un succès mitigé. Le texte original, selon l’histoire ci-dessus, avait 21 livres (‘nasks’), mais le texte récupéré n’en avait que trois.

Eh bien, c’est une histoire intéressante, même si elle n’est pas exacte. En fait, comme je l’ai déjà expliqué, les ‘textes sacrées’ étaient une tradition orale et n’étaient pas écrits avant le 6ème siècle av. J.-C. – et ce n’était pas du tout la responsabilité d’Alexandre. Néanmoins, les témoignages des sommaires datés au 9-10ème siècles semble être d’accord avec la proposition qu’on a perdu, depuis le 6ème siècle, environ 3/4 des textes qui existaient auparavant; si bien que, oui, il n’y reste que trois parties de l’Avesta.

Sommaire

D’après Jean Kellen (Encyclopaedia Iranica (2011) s.v. “Avesta”) l’Avesta consiste en des parties suivantes.

1: Yasna (‘le sacrifice’). 72 chapitres (‘hads’). Textes qui sont récités pendant la cérémonie de ‘haoma’ (le ‘soma’ des hindous.)

  • Y12-13 sont le “Fravarane” (q.v. ci-dessous) qui est écrit dans un type de ‘pseudolangue’ – c’est à dire que le langage est une imitation imparfaite du langage avestan.
  • Entre Y28-53 on trouve les 5 “Gathas”, la plus ancienne partie de l’Avesta, écrit en vers.
  • Inséré dans les Gathas proprement dit, à Y35-41, est le ‘Yasna en 7 chapitres’ en prose; une sorte de sommaire des autres chapitres.

2: Visperad (‘tous les patrons’). Prières aussi patrons.

3: Korda Avesta (‘petit Avesta’). Contient les prières récitées par les laïcs. Il a trois parties importants.

   i. 5 Niyayišns (‘éloges’) a Mithre, la lune, les eaux, et le feu.

   ii. 5 Gahs (‘moments’). Prières aux génies responsables du matin, de midi, de l’après-midi, et du soir jusqu’à l’aube.

   iii. 4 Afrinagans (‘bénédictions’) pour les morts.

4: Siroza (’30 jours’) donne les noms des dieux responsables des 30 jours du mois.

5: Yašt (‘adoration’). 21 hymnes. Chaque hymne est dirigé à un seul dieu ou déesse.

6: Videvdad/Vendidad (‘loi de se détacher de démons’). 21 chapitres des règles. Chapitre 19 raconte la tentation de Zoroastre.

7: Fragments, un amalgame.

Exemples

Chez les zoroastriens il y a une très brève prière qui a été composé par Zoroastre pour ses partisans en la langue des Gathas. C’est la plus importante prière, appris par tous les enfants. Chez eux c’est que c’est le ‘Notre Père’ chez nous. 

“Autant il (Ahura Mazda) est le maître désiré, 

Autant il est le juge conforme à l’Aša.

[Il est] celui qui acte de bons buts, de la vie.

C’est à l’Ahura Mazda qu’appartient le règne, 

Qu’il a établi comme un pasteur pour les pauvres.”

Bien sûr, comme je l’ai dit auparavant, aujourd’hui il n’y a personne qui a une connaissance précise de la langue avestan, donc le sens précis de cette prière est également inconnu. Le nom de cette prière est le ‘Ahuna Vairya’; ce sont les deux mots qui ouvre la prière.

Une autre prière importante est le ‘Ashem Vohu’ (‘l’invocation de la vérité’).

“La Vérité (Aša’) est bonne, elle est la meilleure.

Tout est selon son désir, et tout va être selon son désir.

La Vérité appartient à l’Aša Vahišta (la bonne vérité).”

C’est importante ici de reconnaître que Aša Vahišta est devenu le nom d’une déesse.

Enfin, il y a une sorte de ‘credo’ zoroastrien en le ‘Fravarane’

“Je m’avoue un adorateur de Mazda

Et partisan de Zoroaster. Je rejette les Daevas

Et accepte la doctrine d’Ahura. Je suis un qui loue les Ameša Spentas,

Qui adore les Ameša Spentas. J’attribue à l’Ahura Mazda,

Le bon, le riche en trésors, tous les bonnes choses.”

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Zoroastrisme: Bizarreries des Textes

August 9, 2016 – 8:19 pm

Dans les essais précédents on a mentionné plusieurs fois l’Avesta, qui est le texte sacré des zoroastriens, et aussi l’avestan, dans lequel il est écrit. Le caractère de cette langue, par exemple, était cité en preuve de la grande antiquité du prophète Zoroaster. Malheureusement, ce texte et ce langage sont tous les deux problématiques et, à mon avis, on ne peut pas arriver à une évaluation juste de la religion sans une connaissance de ces problèmes.

Le problème le plus important est celui de l’interprétation, et il y en a plusieurs aspects. Bien sûr, c’est toujours difficile à comprendre une langue ancienne, qui prenait son sens par rapport à un contexte étranger que nous ne pourrions pas découvrir, et certainement c’est le cas pour l’avestan où nous ne connaissons guère même si le contexte est préhistorique ou non.

L’avestan a, cependant, un problème plus ou moins fondamentale pour l’interprète: le seul exemple du langage avestan, la seule preuve qu’il y avait une telle langue, est le texte de l’Avesta. C’est donc impossible de corriger ou d’améliorer notre compréhension de ce texte par comparaison aux autres textes. Ce problème est dit ‘fondamentale’ car plus le corpus d’une langue est limité, plus les possibilités d’interprétation d’un texte en cette langue augmentent.

Considérez le cas d’un déchiffrement d’une langue inconnue – M Champollion et les hiéroglyphes égyptiens, par exemple, ou M Ventris et le Linéaire B de l’écriture de la Crète. Ils ne pouvaient pas être sûr que leurs hypothèses soient exactes jusqu’à ce qu’ils essaient traduire un texte qu’ils n’ont jamais vu. C’est exactement ça que nous ne pouvons pas faire à propos de l’avestan, parce que le texte ‘bref’ de l’Avesta est tout le corpus de cette langue.

Or, cela ne serait pas grave si nous pouvons avoir confiance en la tradition d’interprétation, mais, au contraire, on ne peut pas y avoir confiance. Ici le problème est en fait un peu bizarre. Les ‘textes’ sacrés du zoroastrisme n’étaient pas mis en forme littéraire avant le 5-6ème siècle av. J.-C. Jusque-là, et pendant une période de plus de mille ans (peut-être deux mille ans,) les textes n’existaient que dans les mémoires des prêtres. Vraiment, c’est incroyable que les textes ont survécus à travers les siècles – d’autant plus que pour la plupart de ces siècles les prêtres eux-mêmes ne comprenaient pas du tout l’avestan!

A la suite de cette ignorance un nombre d’erreurs se sont glissées dans le texte (autant qu’on puisse les identifier.) De plus, nous pouvons dire qu’il y a un nombre de textes qui doivent avoir été écrit à une date ultérieure, car les auteurs des textes écrivaient l’avestan ‘comme une vache l’espagnole.’ Et ici on peut remarquer une autre bizarrerie de cette religion: les textes comprennent beaucoup de textes qui sont écrit en un langage que personne ne parle ni ne comprend, et plus que ca, il y a un nombre de textes qui sont, en effet, du vrai charabia.

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Zoroastrisme: Où Vivait le Prophète?

August 5, 2016 – 1:24 pm

Deuxièmement, nous ne connaissons ni l’endroit où le prophète est né, ni la région dans laquelle il était actif. Selon les sources, il a passé un peu de sa vie en exil, mais évidemment nous ne connaissons ni sa patrie ni son lieu d’exil. Si toutefois on accepte que les textes sacrés sont de bons témoignages, on peut dire que tous ces lieux devraient être quelque part à l’est de l’Iran moderne ou au nord en Asie central. Il y a deux raisons à y croire. Lorsqu’on considère d’abord le langage lui-même des écritures c’est évident que ce langage et celui des Vedas de l’Inde ancienne se ressemblent beaucoup; et puis, les textes mentionnent un certain nombre de lieux qui l’on peut identifier dans quelques lieux à l’est. Or, c’est nécessaire, bien sûr, de developer ces raisons.

Commençons avec le langage; celui de l’Avesta et celui des Vedas appartiennent tous les deux à la grande famille indo-européenne des langages dont on trouve l’origine (selon les spécialistes) en Asie centrale vers 2000 av. J-C. Les spécialistes font l’hypothèse selon laquelle à l’origine il y avait un seul langage qui a été parlé par une seule population – les Aryens. À partir de 1800 beaucoup de tribus de cette population, pour quelle que soit la raison, ont commencées une grande migration. Une branche de cette nation est allée à l’est et le langage de cette branche s’est développé en sanskrit et les autres langages de l’Inde. Une autre branche est allée à l’ouest et le langage de cette branche est devenu l’avestan, le grec ancien, le latin, et beaucoup d’autres langages européens.

Or, il est généralement reconnu que les différences entre deux branches d’un langage augmentent par rapport à la durée de leurs séparations. Donc, parce que l’avestan et le sanskrit sont tellement proche, on peut supposer avec confiance que les population qui les parlaient constituaient jusqu’à récemment un seul peuple. Pour la même raison on peut supposer que les gens qui parlaient l’avestan habitaient encore près des gens qui parlaient le sanskrit – c’est à dire, à l’extrême Est de l’Iran près du fleuve Indus.

Voilà pour le langage; maintenant considérons les toponymes qui se trouve dans l’Avesta. Ceux qui pensent que Zoroastre était contemporain de Cyrus le Grand ont aussi tendance à croire qu’il vivait plus à l’ouest. Ils citent en preuve, par exemple, que le nom ‘Raghâ’ d’un endroit lié au prophète est aujourd’hui le nom ‘Rayy’ d’un faubourg de Téhéran. Il y a aussi d’autres ‘preuves’ du même type, mais c’est évident qu’elles ne sont pas du tout de vraies preuves. Nous qui habitons les pays qui ont été colonisés par les Européens voyons tout autour de nous les noms tirés de nos anciens pays. C’est t’es bien connu, en fait, que deus qui doivent partir de leur patrie tendent d’emmener avec eux les noms de leur ancien pay.

En bref, c’est fort probable que Zoroastre vivait à l’est de l’Iran.

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Zoroastrisme

July 25, 2016 – 10:44 am

Tout le monde connaît les trois grandes religions dont les origines sont dans le Proche-Orient: c’est à dire le judaïsme, le christianisme, et l’islam. Mais il y avait une autre religion, à l’époque aussi importante que celles-ci, qui toutefois est maintenant peu connue. La religion dont je parle est le zoroastrisme, autrefois la religion de l’empire Perse, depuis l’ère du roi Cyrus le Grand (environ 550 av. J.C.) jusqu’à la conquête musulmane du 7ème siècle de notre ère. Cette religion, qui est aujourd’hui la foi de moins de 2 million de fidèles, était néanmoins la source de beaucoup d’idées et de conceptions qui ont eu de grands effets sur les religions qu’elle a influencée, et par elles, même sur l’esprit moderne.

Par exemple, notre idée d’un libre arbitre est dû, peut-être, à l’idée zoroastrienne que chacun d’entre nous doit faire un choix fondamental entre le Bien et le Mal. Aussi, nous pouvons trouver l’origine de l’idée d’un Messie chez les zoroastriens (et, avec elle, tous les maux qu’elle a causée – et ils sont nombreux.) Un troisième exemple: l’idée d’un paradis qui est une récompense pour nos bonnes actions et d’un enfer pour les autres, est aussi d’une origine zoroastrienne.

Cette religion, dont l’importance est ainsi établi, est cependant mystérieuse. Notre connaissance, en ce qui concerne les questions les plus simples, est limitée et douteuse. En suivant, je considérerai l’identité du fondateur de cette foi; l’homme, s’il existait, qui s’appelait Zoroastre (forme grecque du nom Avestan ‘Zarathoustre.’) Premièrement, nous ne connaissons pas sa date de naissance, ni le siècle ni le millénaire. D’après quelques autorités anciennes, il serait né 300 ans avant l’arrivée d’Alexandre le Grand en Perse (à peu près 334 av. J.C.) On dirait donc qu’il serait né peu avant le règne de Cyrus le Grand. Malheureusement, c’est évident que les textes sacrés de la religion qui étaient écrits par Zoroastre (selon les zoroastriens) sont sont beaucoup plus vieux que Cyrus. Le langage dans lequel ils sont écrits semple être très proche (et du même âge?) du langage du Rig-Veda, l’écriture le plus ancienne de l’Inde, et datée vers 1500 av. J.C. C’est possible, disent les spécialistes de Perse, qu’il y avait une confusion entre le nom Hystaspès (Višt?spa/Goštâsp) d’un officiel du roi Cyrus et celui d’un roi qui avait aidé le prophète.

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Contre ‘1421’

July 20, 2016 – 1:25 am

Dans le livre ‘1421’ M Gavin Menzies (désormais GM) a beaucoup de prétentions. Les critiques ont attaqués presque toutes ces prétentions, mais pour être sérieux on doit faire la distinction parmi les prétentions. Quelques unes d’entre elles décrivent un mystère qui doit être expliqué; d’autres représente une hypothèse qui peut l’expliquer; encore d’autres sont des preuves ou des témoignages de l’hypothèse.

Si on voulait attaquer l’hypothèse ce serait inutile d’attaquer les preuves, parce qu’elle pourrait être vraie même si elles sont fausses. Donc, à mon avis, c’est mieux d’attaquer directement l’hypothèse. En ce qui concerne ‘1421’ je pense que c’est évident que son hypothèse a deux points.

  1. Les Chinois ont visités presque tous les pays du monde dans une grande circumnavigation en l’année 1421, et
  2. Quelqu’un (GM propose un M Conti) a apporté à l’Occident les cartes qui ont été faites par les Chinois.

Et pourquoi a-t-il fait une telle hypothèse? Quel était le mystère ou l’énigme qu’elle pourrait élucider? C’est bien difficile à découvrir, mais je pense à tout prendre, qu’il voulait expliquer l’existence prétendu en Europe des cartes qui montraient des pays qui n’avaient pas été visités par les européens.

Si nous commençons avec cette prétention, on peut dire tout d’abord que c’est une question très bien étudiée, parce que l’existence des cartes mystérieuses a été déclarée bien de fois. Malheureusement pour GM, chaque déclaration s’est révélée fausse. Les cartes en question sont des contrefaçons, ou elles ont été mal datées, ou elles ont d’autres significations, etc. Or, s’il n’y a aucun mystère à propos des cartes, il n’y aucune raison à proposer une hypothèse pour l’expliquer. Ce ne veut pas forcément dire que l’hypothèse est fausse, mais, après tout, on ne devrait pas faire des prétentions sans cause.

L’hypothèse en question, en particulier, est difficile à défendre. A propos de la première moitié de l’hypothèse, il n’y a aucun rapport dans les archives chinoises des voyages prétendus. Mais, bien sûr, si ces voyages avaient eu lieu ils auraient été archives, parce que dans l’Empire Chinois à ce moment-là tout était documenté et archivé, et il n’y a aucune raison à croire qu’il y a une lacune dans leurs histoires. En fait, GM a ignoré presque complètement, et sans aucune raison suffisante, l’histoire complète des voyages Ming qui a été écrite par Ma Huang, un contemporain de Zheng He lui même.

La seconde moitié de l’hypothèse est également difficile à soutenir. M Conti, qui a habité longtemps chez l’Orient, a raconté ses voyages et aventures à Poggio Bracciolini qui les a publie dans un recueil avec le titre ‘Historia de Varietate Fortunae.’ Dans ce livre on ne fait pas mention ni d’une circumnavigation ni des cartes. Somme toute, le rôle prétendu pour M Conti dans le transmission des cartes est sans fondement, et pire que ça, a été inventé par GM contre tous les témoignages.

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The Seafarer

March 21, 2016 – 11:08 pm

From the Exeter Book (Exeter Cathedral Library MS 3501). The OE text is presented as in Mitchell & Robinson (2012) A Guide to Old English (8th edn) Wiley-Blackwell:UK pp. 284-290. They note several emendations of the OE text, but none are of great significance. As usual in that text, ? and ? in the MS are replaced here by standard English letters, but ð, þ, and æ are retained. Length is not marked. This is, of course, not translation; it is just a reading assistant.

Mæg ic be me sylfum soðgied wrecan,
I can about my self a lay of truth make,

siþas secgan, hu ic geswincdagum
To tell (of) (my) experiences, how I in days of hardship

earfoðhwile oft þrowade,
A time of troubles often suffered,

bitre breostceare gebiden hæbbe,
Bitter grief of the heart I have endured,

5          gecunnad in ceole cearselda fela,
I experienced aboard ship many a house of care,

atol yþa gewealc, þær mec oft bigeat
A terrible rolling of waves, there I often took

nearo nihtwaco æt nacan stefnan,
The anxious night-watch at the ship’s prow,

þonne he be clifum cnossað. Calde geþrungen
When it tossed beside cliffs. By the cold constricted

wæron mine fet, forste gebunden,
Were my feet, by frost held fast,

10        caldum clommum, þær þa ceare seofedun
By cold fetters, where the cares sighed

hat’ymb heortan; hungor innan slat
Hot about the heart; hunger rent from within 

merewerges mod. þæt se mon ne wat
The soul of the sea-weary. That the man knows not

þe him on foldan fægrost limpeð,
[Who to him = To whom] on land (things) happen most pleasantly,

hu ic earmcearig iscealdne sæ
How I the wretched and ice-cold sea

15        winter wunade wræccan lastum,
(In) Winter I dwelt [wandered?] (on) the paths of an exile,

winemægum bidroren,
Of beloved kinsmen bereft,

bihongen hrimgicelum; hægl scurum fleag.
Hung about with icicles; hail flew in storms.

þær ic ne gehyrde butan hlimman sæ,
There I heard nothing but the roaring sea,

iscaldne wæg. Hwilum ylfete song
The ice-cold wave. [Sometimes = Whilom] the song of the wild swans

20        dyde ic me to gomene, ganetes hleoþor
I made to be my amusement, the sound of a gannet

ond huilpan sweg fore hleahtor wera,
And the call of a curlew for the laughter of men,

mæw singende fore medodrince.
The singing seagull for a mead-drink.

Stormas þær stanclifu beotan, þær him stearn oncwæð
Storms there beat the stone cliffs, there the icy-feathered tern 

isigfeþera; ful oft þæt earn bigeal,
answered them; full oft the eagle shrieked about, 

25        urigfeþra; ne ænig hleomæga
The dewy-feathered one; [none of the = no] care-taking kinsmen

feasceaftig ferð frefran meahte.
Could comfort the wretched spirit.

Forþon him gelyfeð lyt,  se þe ah lifes wyn
Indeed he little believes, who has the joy of life

gebiden in burgum,  bealosiþa hwon,
Experienced in cities, and few bitter experiences, 

wlonc ond wingal,  hu ic werig oft
Splendid and wine-bright, how I often weary

30        in brimlade  bidan sceolde.
On the seaway must remain.

Nap nihtscua,  norþan sniwde,
The night shadows grew dark, it snowed from the north

hrim hrusan bond,  hægl feol on eorþan,
Frost bound the ground, hail fell on earth,

corna caldast.  Forþon cnyssað nu
Coldest of kernels. Indeed, now they batter (me),

heortan geþohtas  þæt ic hean streamas,
The thoughts of (my) heart, that I, myself, the high seas,

35        sealtyþa gelac  sylf cunnige –
The rolling of ocean waves, should seek out —

monað modes lust  mæla gehwylce
The desire of the soul urges, every time

ferð to feran,  þæt ic feor heonan
To go far forth, (so) that I, far from here,

elþeodigra  eard gesece —
The land of the foreign should seek —

Forþon nis þæs modwlonc  mon ofer eorþan,
Indeed, there is not ?such? proud spirit, (in any other) man in the world

40        ne his gifena þæs god,  ne in geoguþe to þæs hwæt,
Nor his gifts so good, nor in youth so active,

ne in his dædum to þæs deor,  ne him his dryhten to þæs hold,
Nor in his deeds so brave, nor one to whom his Lord was so gracious,

þæt he a his sæfore  sorge næbbe,
That he on his sea voyage had no worry,

to hwon hine Dryhten  gedon wille.
About what his Lord will do.

Ne biþ him to hearpan hyge  ne to hringþege
Nor is there to him a mind for harping, nor for ring presents,

45        ne to wife wyn  ne to worulde hyht
Nor for the joy of a woman, nor for the bliss of the world,

ne ymbe owiht elles  nefne ymb yða gewealc;
Nor about owt else except about the tossing of the waves;

ac a hafað longunge  se þe on lagu fundað.
But always he has a longing, he who sets out on the wide sea.

Bearwas blostmum nimað,  byrig fægriað,
Groves take blossoms, cities become fair, 

wongas wlitigað,  woruld onetteð:
The fields grow beautiful, the world hastens on:

50        ealle þa gemoniað  modes fusne
All these urge the eager of spirit,

sefan to siþe  þam þe swa þenceð
The heart to travel, those who so think

on flodwegas  feor gewitan.
On the flood-ways far to ?travel?.

Swylce geac monað geomran reorde,
Thus the cuckoo urges with sad voice,

singeð sumeres weard, sorge beodeð
Summer’s guardian sings, announces sadness 

55        bitter in breosthord. þæt se beorn ne wat,
Bitter in the breast-hoard. That the man does not know,

sefteadig secg, hwæt þa sume dreogað
The man blessed with comfort, what those suffer

þe þa wræclastas widost lecgað.
Who lay the furthest path of exile.

Forþon nu min hyge hweorfeð ofer hreþerlocan,
And yet now my spirit roams beyond the heart-place,

min modsefa mid mereflode
My heart with the sea-tide

60        ofer hwæles eþel hweorfeð wide,
Above the whales’ kingdom turns far and wide,

eorþan sceatas, cymeð eft to me
the surface of the earth, comes again to me

gifre ond grædig, gielleð anfloga,
ravenous and greedy, the lone flier yells out,

hweteð on hwælweg hreþer unwearnum
incites to the whale-way the heart irresistibly

ofer holma gelagu. Forþon me hatran sind
above the expanse of seas. Indeed to me hotter are

65        dryhtnes dreamas þonne þis deade lif,
the joys of the Lord than this dead life,

læne on londe. Ic gelyfe no
fleeting on earth. I believe not at all

þæt him eorðwelan ece stondað.
that worldly riches stand everlasting for him.

Simle þreora sum þinga gehwylce,
Always some (one) of three invariably,

ær his tiddege, to tweon weorþeð;
before the end of his days, arises as an uncertainty;

70        adl oþþe yldo oþþe ecghete
Sickness or old age or violence

fægum fromweardum feorh oðþringeð.
From the doomed man about to die deprives of life.

Forþon bið eorla gehwam æftercweþendra
Indeed, for a nobleman from each of the after-speakers

lof lifgendra lastworda betst,
praise of the living of an enduring reputation is best,

þæt he gewyrce, ær he on weg scyle,
which he accomplishes, before he must depart,

75        fremum on foldan wið feonda niþ,
By good deeds on earth with enemies’ hatred,

deorum dædum deofle togeanes,
By brave deeds against the devil,

þæt hine ælda bearn æfter hergen,
That the children of men later praise,

ond his lof siþþan lifge mid englum
and his praise later/thenceforth should live among the Angels

awa to ealdre, ecan lifes blæd,
Always until eternity, to the eternal glory of life

80        dream mid dugeþum. Dagas sind gewitene,
Joy amongst the heavenly host. The days are gone,

ealle onmedlan  eorþan rices;
(and) all the magnificence of the earthly kingdom;

nearon nu cyningas  ne caseras
there are not now kings nor emperors

ne goldgiefan  swylce iu wæron,
nor gold-givers as once there were,

þonne hi mæst mid him  mærþa gefremedon
[when they performed the greatest of glorious deeds among themselves]

85        ond on dryhtlicestum  dome lifdon.
and in most lordly glory lived.

Gedroren is þeos duguð eal,  dreamas sind gewitene;
Perished is all this host, their revels are ended;

wuniað þa wacran  ond þæs woruld healdaþ,
the weaker ones now inhabit and hold this world,

brucað þurh bisgo.  Blæd is gehnæged,
living by toil. Glory is humbled,

eorþan indryhto  ealdað ond searað,
the nobility of the world grows old and withers,

90        swa nu monna gehwylc  geond middangeard.
so (is it) now for men throughout Middle-Earth.

Yldo him on fareþ,  onsyn blacað,
Old age overtakes him, his face grows pale,

gomelfeax gnornað,  wat his iuwine,
the greybeard grieves, he knows his friends of old,

æþelinga bearn,  eorþan forgiefene.
the sons of nobles are given to the earth.

Ne mæg him þonne se flæschoma  þonne him þæt feorg losað
And his flesh-cover when that life leaves him, cannot

95        ne swete forswelgan  ne sar gefelan
taste sweetness or feel pain

ne hond onhreran  ne mid hyge þencan.
or use a hand or think with his heart.

Þeah þe græf wille  golde stregan
Though the grave he would strew with gold

broþor his geborenum,  byrgan be deadum
his natural born brother, (would) bury with the dead man

maþmum mislicum,  þæt hine mid wille,
various treasures, that he wants with him,

100      ne mæg þære sawle  þe biþ synna ful
nor can, for the soul that is full of sin,

gold to geoce  for Godes egsan,
gold be a help before the terror of God,

þonne he hit ær hydeð  þenden he her leofað.
when he previously hid it while he lived here.

Micel biþ se Meotudes egsa,  forþon hi seo molde oncyrreð;
Very great is the awe of the creator, [before which the earth turns aside;]

se gestaþelade  stiþe grundas,
He established the solid grounds,

105      eorþan sceatas  ond uprodor.
The regions of the earth and the heaven above.

Dol biþ se þe him his Dryhten ne ondrædeþ:  cymeð him se deað unþinged.
Foolish is he who dreads not his Lord: death comes to him unlooked for.

Eadig bið se þe eaþmod leofaþ;  cymeð him seo ar of heofonum.
Blessed is he who lives humbly; for he shall have the favour of heaven.

Meotod him þæt mod gestaþelað,  forþon he in his meahte gelyfeð.
The Creator makes firm that spirit in him, because he trusts in His power.

Stieran mon sceal strongum mode,  ond þæt on staþelum healdan,
A man should control (his) strong spirit, and hold it in check,

110      ond gewis werum,  wisum clæne.
And (be) unfailing (in) pledges, (and) pure (in) actions.

Scyle monna gehwylc  mid gemete healdan
Each man ought to keep in proper measure 

lufan wiþ leofne  ond wið laþne bealo.
(His) love for loved ones and enmity towards the foe. 

þeah þe he hine wille  fyres fulne …
although he wishes him full of fire …

oþþe on bæle  forbærnedne
Or burned up on a funeral pyre

115      his geworhtne wine,  Wyrd biþ swiþre,
[The friend he has made], fate is more powerful,

Meotud meahtigra,  þonne ænges monnes gehygd.
God is mightier, than the thought of any man.

Uton we hycgan  hwær we ham agen,
Let us think where we have our home,

ond þonne geþencan  hu we þider cumen;
And then consider how we (may) return thither;

ond we þonne eac tilien  þæt we to moten
And then we (should) each strive that we may (go) there

120      in þa ecan  eadignesse
In that eternal blessedness

þær is lif gelong  in lufan Dryhtnes,
Where life is dependent on the love of God,

hyht in heofonum.  Þæs sy þam Halgan þonc
(and) bliss in heaven. So let there be thanks to God

þæt he usic geweorþade,  wuldres Ealdor
That He honoured us, the Prince of glory

ece Dryhten,  in ealle tid. 
The Lord eternal, for all time.

Amen.
Amen.

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Notes on the Nature and Administration of Law in the Isin-Larsa Period

October 18, 2015 – 10:45 pm

In this period there seems to have been increasing disillusionment with operation of a system in which the institutions of the temple were held to be mainly responsible for ensuring economic security for the citizens. The cause of this is likely to have been the increasing influence of individual interests, partly as a simple consequence of the general development of the economy and partly through encouragement of those private interests by the Akkadians in the preceding period. In any case, we see that the danger of falling into poverty and slavery weighed upon the minds of the citizenry and led to such popular responses as rectifications of prices and wages and forgiveness of debts. The problem is not, of course, new to this period, as the probable antiquity of the practice previously noted[1] of proclaiming acts of “justice” or “equity” (níg-si-sá, m?šarum) gives witness. The written collections of laws that begin to appear at this time may have been a part of the same reaction, and possibly actually a development of the níg-si-sá, since they tend to make prefatory claims to the establishment of justice in the Land and to contain schedules of appropriate prices and wages such as those earlier acts would approve. This legal reaction became very widespread very quickly, so that it is possible that every state had some such document by this time.[2]

The ‘Ur-Nammu Law Code’ is the oldest such collection known, though it is now thought to be the work of Šulgi.[3] It is not a code in our sense but a collection of particular laws which could be of only limited assistance in cases that were not specified. General principles were not given. Since the four examples of early law codes that have survived are each promulgated by a new imperial power, the purpose of these codes may have been no more than to provide a degree of harmonization amongst the law codes of the various regions that now found themselves subject to the one central power. By taking the listed cases as fixed points a provincial judge could align his judgements more nearly to the desires of the central power. On this point, we observe that the law codes of the Semites (e.g. the Amorite Hammurabi) tend to adopt the lex talionis approach, while the codes of the Sumerians (e.g. Ur-Nammu) are more consistently compensatory. This may reflect the generally harsher culture of the more recently settled nomadic Semitic tribes compared to the long-civilised Sumerians.[4]

[1] ANETP2, p. 36; 8.9.
[2] Saggs, pp. 197f.
[3] Kramer:UNL
[4] Postgate, pp. 289f; Saggs, p. 200

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