Zoroastrisme: la signification du monde et vers une theodicée

January 24, 2017 – 5:05 pm

Il y a donc trois époques dans l’histoire du monde créé. D’abord, il y avait une création (le Bundahišn), e après le monde était parfait; puis, suivant l’attaque par Angra Mainyu, il y a l’époque présent du Gum?zišn, qui est caractérisée par un mélange du bien et du mal; enfin, après le  Frašo Kereti – la rénovation ou la guérison du monde – il y aura l’époque de Wizarišn, ou ‘Séparation’, dans laquelle le monde sera encore parfait, et cela  va être la fin de l’histoire. 

Là, nous voyons quelque chose de nouveau pour une religion: l’histoire du monde, ou plutôt, l’histoire de l’homme dans le monde, a un début, un milieu, et une fin. Jusqu’en ce moment, dans toutes les religions, on croyait que la situation présente de l’homme va continuer sans changement dans le futur. Par conséquent, l’histoire du monde et la vie d’homme ont un sens et une raison d’être. L’histoire de jadis n’était qu’une série des faits tout à fait sans importance; par contre, l’histoire est devenue maintenant un conte avec une signification fondamentale pour l’homme.

Et qu’est-ce qu’est la signification du monde et de l’homme? L’homme se trouve allié avec le Dieu dans un grand projet: la création d’un monde plus parfait que c’est possible pour Dieu de le créer sans son aide. Le monde qui a été créé par Dieu était presque vide – par exemple, il y avait une seule bête (la vache), et une seule plante (l’haoma), et un seul homme (Gayomaretan). Le monde après la guérison sera plein des animaux, des plantes, et des gens – et cela sera mieux qu’avant. De plus, l’effort d’améliorer le monde est au même temps un processus d’améliorer les âmes des personnes dans le monde. Nous avons ici, peut-être, l’origine d’une théodicée qui est liée chez nous au nom du Saint Irénée de Lyon, et une réponse à la question ‘pourquoi  est-ce qu’il y a du mal dans un monde créé par un bon dieu?’

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Zoroastrisme: le monde est un champ de bataille

January 24, 2017 – 5:03 pm

En fait, Ahura Mazda savait bien que ce monde endommagé fût inévitable après qu’il eût réalisé son idée d’un monde parfait. Néanmoins, parce qu’une idée qui devient réel est plus parfaite qu’une idée qui reste irréelle, le monde a dû passer d’un état (menog) à l’autre (getig). Par conséquence, et tout à fait selon les prévisions d’Ahura Mazda, ce monde-ci est devenu l’arène d’une grande lutte entre les puissances de désordre et ceux de l’ordre. C’est le devoir de chacun au côté de l’ordre de résister aux efforts des alliés de l’esprit méchant, et de tourner leurs dommages en avantages. Donc, par exemple, la carcasse de la vache est devenue la source de toutes les bonnes plantes du monde et tous les animaux (à part des chats, qui, d’après Bundahishn 93, étaient créés par le diable.)

Les incidents de cette guerre sont, pour la plupart, tirés et légèrement adaptés de la mythologie, et impliquent à la fois les dieux et l’homme. On peut citer deux mythes en exemple. Le premièr est un mythe presque purement pré-zoroastrien. Selon ce mythe, Tishtrya, le dieu de l’étoile Sirius, voyage chaque année au bord de la mer Vourukasha en forme d’un étalon blanc. Là, il rencontre le démon de la sécheresse, Apaosha, qui a l’apparence d’un cheval noir, sans poils, et vilain. Ils se battrent, et, si les prières et offrandes au Tishtrya soient insuffisantes, Apaosha le vaincra et le monde souffrira de la sécheresse l’année suivante. D’un autre côté, si Tishtrya est victorieux, il se baigne dans la mer où il se couche avec les vagues – qui ont des formes de juments. Par conséquent, elles produisent une abondance de l’eau dans laquelle sont mélangées les graines de l’arbre de toutes les graines. Le dieu du vent, Vata, répand cette eau et ses graines partout dans le monde et le bonheur du monde est assuré encore pour une année 

Le mythe de Tishtrya est peu changé après les réformes de Zoroastre. Le héros et l’antihéros maintenant sont respectivement les agents d’Ahura Mazda et d’Angra Mainyu, mais les actes des drames et leurs significations restent comme auparavant. Cela n’est certainement pas le cas pour l’important mythe de Yima. Ce mythe-là semble avoir été changé en toutes ses parties, et malheureusement c’est difficile à reconstruire les mythes et à suivre ses développements. Ce qu’on présente ici est tiré et adapté d’une grande confusion des contes et histoires dans les textes – mais c’est incertain et le sujet a provoqué beaucoup de controverses.

La forme centrale du mythe zoroastrien de Yima dit que Yima était le premier homme. (Gayomaretan – qui a été tué au fin du ‘Bundahišn’ – n’était qu’un gabarit de l’homme et ne pas un homme en vérité.) Yima était aussi par conséquence le premier roi, et grâce à son ‘khvareneh’ (une vertu propre à un souverain,) son règne était un âge d’or qui a durée environ mille ans. Malheureusement, selon Zoroastre, son règne était terminé en désastre après qu’il a péché contre Dieu. Son khvarneh, comme un corbeau, s’est envolé, et comme punition pour son péché, il était exilé en l’au-delà (un monde souterrain) où il est devenu le roi du royaume des morts. 

Son histoire est pour la plupart le même que celui du dieu Yama chez les indiens. Évidemment ils sont le même dieu et avaient à l’origine la même histoire, mais il y a un petit nombre de différences qui ont été introduit, apparemment, par Zoroastre. Par exemple, Yama était toujours un dieu et jamais un mortel. Encore, il avait également régné sur un pays pendant un âge d’or, mais son règne s’était terminé seulement après qu’il eu choisi de mourir – ou, en tout cas, aller au pays des morts – pour mieux comprendre la mort et aider les mortels. Yama, à l’époque des Vedas, était un bon dieu – et malgré les insultes de Zoroastre lui-même, Yima était aussi bien-aimé. De plus, le péché de Yima dont le prophète avait parlé était peu après oublié. Les textes ultérieures ne font aucune mention d’un péché ou en inventent un autre. Donc, on doit se demander: que c’est il passé à propos de Yima?

Le péché que Zoroastre a condamné pour Yima était de manger de la viande, mais certainement cela ne pourrait pas être son vrai péché: les iraniens n’étaient jamais des végétariens. D’un autre côté, c’est possible que la viande qu’il mangeait fût du corps de la première vache qu’il a sacrifié. On se rappelle que dans le système pré-zoroastrien c’était ce sacrifice (et les autres) qui ont donné le pouvoir de la vie et de l’ordre au monde. Pour Zoroastre, par contre, la mort de la vache était provoquée par Angra Mainyu, et c’était un acte méchant. De plus, le nom ‘Yima’ a le sens de ‘jumeau’ et Zoroastre a déjà mentionné qu’Angra Mainyu était le jumeau de Ahura Mazda. Peut-être que l’inspiration d’Angra Mainyu était personne d’autre que Yima. Enfin, c’est possible que le corbeau de son khvareneh est celui qui apparaît dans l’iconographie de Mithra, qui est, nous l’avons suggéré, l’original de Spenta Mainyu, le Saint-Esprit et un aspect de Ahura Mazda. 

Donc, une hypothèse, incertaine il faut le reconnaître, semble être le plus probable: les modifications au mythe de Yima que Zoroastre a apporté étaient les conséquences de ses réformes cosmologiques. Le dieu Yima était condamné, puis ses actions étaient données à l’Esprit du Mal et Yima était réduit aux rangs des mortels, enfin son péché était oublié et il a continué comme le roi de l’Enfer également bien-aimé qu’auparavant.

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Zoroastrisme: l’après-vie

December 26, 2016 – 7:35 pm

L’au-delà aussi a été changé dans les réformes de Zoroastre. Ses changements, en fait, ont créé un genre d’au-delà qui nous est maintenant très bien connu. Cela est encore plus intéressant, car l’au-delà le plus ancien chez les indo-iraniens est assez semblable à l’au-delà de la Grèce ancienne, et dans l’histoire de l’au-delà des iraniens on peut découvrir comment l’au-delà moderne s’est développée à partir de l’au-delà primitif.

Notre ‘connaissance’ du premier stade de développement est tirée, bien sûr, des écritures zoroastriens, et, comme d’habitude, des traditions parallèles chez les indiens védiques. L’au-delà primitif selon ces sources, semble d’avoir été sombre, poussiéreux, et sans joie. Les esprits des morts s’attardaient trois jours avec les vivants, et puis avaient dû surmonter un obstacle avant qu’ils puissent arriver à leur destination finale. Cet obstacle était nommé le ?invato Peretu – c’est à dire, la “traversée du séparateur” – qui était à cette époque-là, peut-être, un fleuve ou un bac. Les âmes qui réussissaient à traverser l’obstacle, devaient y rester à jamais, pour toujours. (Ceci est le genre d’au-delà qu’on remarque, par exemple, chez les babyloniens.)

Cela serait vraiment un destin déprimant, surtout pour les nobles. Donc, apparemment, juste avant que les iraniens et les indiens se sont séparées (ont scindés), une idée est apparue parmi eux, que quelques entre-eux pourraient échapper cet au-delà malheureux. Selon cette idée, le ?invato Peretu était un pont entre le mont Hara et un paradis ensoleillé et heureux. Ceux qui méritaient de traverser ce pont pouvaient gagner le paradis: les autres tombaient à l’endroit ténébreux. À cette étape, ceux dignes du paradis étaient les nobles – et pour aucune raison qu’ils fussent des nobles. De plus, parce que les joies de paradis sont sensuelles, on ne pourrait guère les apprécier sans un corps. Donc, l’idée d’une résurrection du corps est apparue aussi. (Ceci, on peut dire, est le genre d’au-delà auquel les grecs ont crus.)

Avec les réformes de Zoroastre, le mérite qui pouvait gagner le paradis est devenu un mérite éthique, et puis le ?invato Peretu est devenu une cour ou Mithra, Sraosha, et Rashnu jugeaient les âmes. Rashnu tient la balance de la justice en laquelle il met les actions bonnes et mauvaises. Si les actions bonnes pèsent plus que les autres, l’âme peut traverser le pont. Elle est conduit à travers par une belle fille – représentative de sa propre conscience. Si l’âme n’a pas la permission de traverser, le pont devient aussi étroit qu’un fil de rasoir, une femme vieille et terrible attrape l’âme, et toutes les deux plongent du pont. Là, l’âme méchante souffrira les tourments des damnés dans une sorte d’enfer. L’idée d’un enfer de cette sorte semble être à Zoroastre. (Ceci, enfin, est un genre de l’au-delà qu’on peut reconnaître comme proche à la nôtre.)

Enfin, remarquons que selon Zoroastre, l’âme n’est pas encore réunie avec  son corps ressuscité, et donc la félicité parfaite n’est pas encore atteinte – même pour les âmes qui habitent le paradis. Cette réunification n’aura pas lieu avant que la fin du monde mélangé ne soit arrivée. Après ce grand événement, nommé le Frašo Kereti, il y aura un jugement final et les âmes des bons, réunis avec leurs corps, habiteront un monde rénové et sans mal – mais les méchants (et leurs corps) seront incinérés et vont disparaître complètement du monde. 

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Pronominal Suffixes

November 14, 2016 – 10:14 am

Standard endings are: 

  M F
S 1 –i/ya
2 -ka -ki
3 -šu -ša
P 1 -ni
2 -kunu -kina
3 -šunu -šina

Used on nouns and adjectives, which take special forms based on Status Rectus of nouns.

Formation rules:

  1. Plural:                 noun-m+suff                        [ummanatum -> ummanatušu]
  2. Dual:                    noun-n+suff                         [uznan -> uznašu]
  3. Gen Sing.:          noun-m+suff                        [bitim     -> bitišu]
  4. Nom/Acc Sing: Find stem

      Consider stem endings

  1. vowel: noun-m+suff                                           [rubûm(=rubaum) -> rubûšu]
  2. consonant
    1. Suff. is 1st sing.: stem+suff                     [bitum   -> biti]
    2. 1 cons.: stem+suff                                     [bitum   -> bitšu]
    3. double cons: stem+a+suff                       [lemuttum -> lemuttašu]
    4. 2 diff cons: find construct state

                        Consider construct endings

      1. 1 cons: construct+suffix                  [šiprum -> šipiršu]
      2. i: construct-i+a+suff              [napištum -> napištašu]

Case is obscured in 4.2.

Adjectives agree with suffixed nouns in case, gender, and number even where case is obscured

Suffixes may also attach to some prepositions.

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Status Constructus

November 14, 2016 – 10:06 am

Used before noun in genitive and before verbal clause in subjunctive.

Formation Rules:

  1. Plural: Remove -m and short vowel
  2. Dual: Remove -n
  3. Singular: Remove -m and short vowel -> noun stem
  1. vowel: v -> v/v+case vowel                     [kussi     -> kussi/kuss(û/â/î)]
  2. 1cons:                                                           [bit         -> bit]
  3. 2 different cons: 1v23 -> 1v2v3               [mahru  -> mahar]
  4. cons+feminine t
    1. 1 syll stem: 1v2t -> 1v2at                [šubt       -> šubat]
    2. >1 syll: stem -> stem + i                 [širikt     -> širikti]
  5. double cons
    1. 1 syll: stem -> stem + i                    [libb       -> libbi]
    2. t + feminine t: stem -> stem + i    [šikit       -> šikitti]
    3. else: -cc -> c                                      [kunukk -> kunuk]

Adjectives used as nouns have the same construct forms, but the masculine plural may yield –ut.

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Strong Verbs in Akkadian

November 11, 2016 – 2:59 pm

A Strong Verb is one which has 3 active root letters. Each verb belongs to Vocalic Class determined by the Theme Vowel, here indicated by v/w, which is the vowel that precedes the final root in the G Present/G Preterite. It may be a/u, a/a, u/u, or i/i; yielding classes referred to as a/u, a, u, and i.

  G N D Š
Present PaRRvS PPaRRvS PaRRaS šaPRaS
Preterite PRwS PPaRwS PaRRiS šaPRiS
Participle (M) PaRiSum muPPaRSum muPaRRiSum mušaPRiSum
Perfect PtaRvS ttaPRvS PtaRRiS štaPRiS
Imperative PwRwS naPRiS PuRRiS šuPRiS
Stative/Adjective PaRvS naPRuS PuRRuS šuPRuS
Infinitive PaRaSum naPRuSum PuRRuSum šuPRuSum

Notes

1. Vocalic Class

      In N Preterite, if w is u then use i.
      In G Imperative, if w is a, first vowel usually becomes i
      In G Stative, v is usually i, but a or u is possible.

2. Precative of action:          

     +ve: lu + Preterite (but 1 pl: i + Preterite) and lu before vowel -> li^Preterite.
     -ve: ay/e  + Preterite (before vowel/cons.)

3. Precative of state:             

     lu + Stative

4. Imperative:                         

     -ve: lu + 2nd Present

5. Verbal Adjective takes adjective endings

6. Infinitive and Participle take noun endings. In masc. pl., participle may use adj or noun endings.

7. Feminine of Participle is formed by infix (a)t before case.

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Zoroastrisme: la création

November 7, 2016 – 9:25 pm

Selon le ‘Bundahišn’, un texte d’une date inconnue mais certainement de notre ère, le monde avait été créé par Ahura Mazda et son Saint-Esprit en les mêmes sept étapes, mais pour la plupart cette paire (s’ils sont, en fait, deux) n’avait pas participée directement dans la création. À chaque étape (sauf que l’une) le Dieu avait créé un esprit spécialement responsable, et c’était ces dieux, les Ameša Spentas, qui avaient fait la création proprement dite. La Domination Tentante (Khšathra Vairya) a créé le ciel en pierre, Saint Rectitude (Spenta Armaiti) la terre, l’Intégrité (Haurvatat) les eaux, l’Immortalité (Ameretat) la plante, la Bonne Pensée (Vohu Manah) la vache, Ahura Mazda lui-même a créé l’homme, et, enfin, la Vérité (Aša Vahishta) avait dit ‘que le feu soit’.

Au commencement le monde était parfait, et pendant trois mille d’ans, le monde était sans changement ou mouvement, et le soleil et la lune se tenaient immobile au milieu du ciel. Ceci était la période de la création, le ‘Bundahišn’. À la fin de cette période, l’Esprit Destructeur (Angra Mainyu), qui avait été projeté auparavant aux régions ténébreuses, refaisait surface avec les esprits ténébreux qu’il y avait créés, et attaquait les produits de la lumière du Dieu. Le bol du ciel était donc cassé, l’eau était fait salée et la terre désert, la plante s’était flétrie, la vache était abattue, et l’homme tué. Enfin, la fumée était ajoutée au feu. Le monde entier était ainsi gâché, et la seconde période du monde était commencée – le temps du mélange, le ‘Gum?zišn’.

En fait, Ahura Mazda savait bien que ce monde endommagé fût inévitable après qu’il eût réalisé son idée d’un monde parfait. Néanmoins, parce qu’une idée qui devient réel est plus parfaite qu’une idée qui reste  irréelle, le monde a dû passer d’un état (menog) à l’autre (getig). Par conséquence, et tout à fait selon les prévisions d’Ahura Mazda, ce monde-ci est devenu l’arène d’une grande lutte entre les puissances de désordre et ceux de l’ordre. C’est le devoir de chacun au côté de l’ordre de résister aux efforts des alliés de l’esprit méchant, et de tourner leurs dommages en avantages. Donc, par exemple, la carcasse de la vache est devenue la source de toutes les bonnes plantes du monde et tous les animaux (à part des chats, qui, d’après Bundahishn 93, étaient créés par le diable.)

L’image du monde que le Dieu avait créé, et qui était la scène de cette guerre, est celui des pré-zoroastriens. Les iraniens, comme les autres aryens, imaginaient le monde divisé en sept régions, ou ‘karšvars’.  Ces karšvars étaient circulaires, et le plus grand d’entre eux était la région Khvaniratha, où habitait l’homme. Cela était au centre du monde et les autres  karšvars l’encerclaient, et chacun était séparé des autres par une forêt ou un océan. Au milieu de Khvaniratha il y avait une grande montagne, Hara, et de cette montagne coulait le fleuve Harahvati (en sanskrit, ‘Sarasvati’) qui s’écoulait en une grande mer qui était nommé Vourukaša, ‘beaucoup de baies’. Dans cette mer il y avait ‘l’arbre de toutes les graines’ qui était la source de … toutes les graines. Enfin, Hvar, le soleil, et Mah, la lune, tournaient autour de cette montagne de façon à ce que la moitié du monde était toujours éclairée, et l’autre moitié plongeait dans les ténèbres.

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Akkadian Verbal Affixes

October 20, 2016 – 9:08 pm

 

  Nom Dat Acc
Present

Preterite

Perfect

Gx, Nx Dx, Šx
  M F   M F   M F M F
S 1 a- S 1 u- S 1 -m/am/nim -ni
2 ta- ta-í 2 tu- tu-í
3 i- 3 u- 2 -ku -ki -ka -ki
P 1 ni- P 1 nu-
2 ta-á 2 tu-á 3 -šu -ši -šu -ši
3 i-ú i-á 3 u-ú u-á
    M F P 1 -niáši/-náši -niáti/-náti
Imperative S 2 Ø -í
P 2 -á
Stative S 1 -áku 2 -kunúši -kináši -kunúti -kináti
  2 -átu -áti
  3 Ø -at
P 1 -ánu 3 -šunúši -šináši -šunúti -šináti
  2 -átunu -átina
  3 -ú -á

 

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Zoroastrisme: le sacrifice du feu

October 17, 2016 – 8:11 pm

Le sacrifice du feu que nous venons de décrire plus haut était essentiel au culte pré-zoroastrien, mais les prêtres de cette foi lui ont donnés une signification qui l’a fait approprié à la religion de Zoroastre. La signification fait référence au sacrifice originel qui a mis en train tous les processus du monde. Selon le mythe, le monde a été créé (par des dieux non identifiés) en sept étapes (ou stades). D’abord, on a créé le ciel en pierre comme un four; puis l’eau a été versé dans ce four et a couvert le fond; on a fait flotter la terre sur l’eau, comme une assiette plate. Au centre du monde, ensuite, on a créé l’un après l’autre une seule plante, un seul animal, et un seul homme – Gayo-maretan, ou ‘la vie mortel’. Enfin, le feu, qui est une force vitale partout dans le monde. 

Mais le monde était sans changement ou mouvement et le feu était impuissant jusqu’à ce que le dieu Yima a fait le première sacrifice: il a pressé la plante, abattu l’animal (une vache), et tué l’homme. De ce sacrifice provient la puissance du feu et la vitalité du monde. À cause de cet acte, le soleil et la lune bouge à travers le ciel; les plantes, les animaux, et les humains se multiplient et remplissent et peuplent le monde; bref, tous suivent leurs propres lois et le monde entièr est mis en ordre. La fonction du sacrifice du feu, selon les autorités, était de reproduire l’effet du sacrifice originel, avec les sacrifices plutôt symboliques que réels, et de garantir l’ordre du monde.

Alors, pour les pré-zoroastriens l’ordre, ou ‘asha’, était un concept autant d’éthique que physique, et également normatif et descriptif. C’était, donc, d’une importance capitale dans leur religion. En fait, selon eux, tout le monde était divisé, évidemment, entre les partisans de l’asha – les ‘ashavans’ – et les partisans du ‘drug’ ( le Mensonge) – les ‘drugvants’. Ceux qui exécutaient le sacrifice du feu ne garantissaient pas seulement l’opération du monde physique, mais aussi le triomphe de la vertu dans le monde.

L’importance de ce concept était préservée par Zoroastre dans ses réformes; en fait, la caractéristique principale de son dieu Ahura Mazda était d’être le gardien d’asha. Le plus important rituel, donc, avait dû être pour l’asha. Heureusement, il y en avait un déjà. Zoroastre a retenu le sacrifice du feu avec son ancienne signification, même après sa réforme du mythe de la création avait éliminé le fait d’un première sacrifice.

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Zoroastrisme: le culte

October 10, 2016 – 8:26 pm

C’est établi, donc, que les dieux pré-zoroastrien avaient été changés d’une façon essentiel par les réformes du prophète. Les responsabilités des dieux, les caractères, et les noms eux-mêmes avaient été réformés, bien qu’on peut reconnaître leurs vestiges dans plusieurs lieux. On a appris aussi, que les doctrines nouvelles, qu’on va plus tard considérer en profondeur, étaient une nouvelle étape au développement des religions sans précédents dans les religions anciennes. Il reste à examiner la mythologie et le culte. Alors, puisque la mythologie et les doctrines sont si étroitement liés, il vaudrait mieux les examiner plus tard.

Ainsi, considérons maintenant ce que Zoroastre a fait au culte des pré-zoroastriens. Ces gens, nous croyons, étaient des pastoralistes et leur culture matériel restait à l’âge de pierre. Leur religion était justement ce qu’on attendait d’elle. En particulier, il y avait, selon les écrits critiques de Zoroastre, un rituel qui entraînait le sacrifice d’une vache dans un endroit sombre et isolé. Il l’a condamné absolument, mais pour quelle raison, cela reste encore inconnue. On pense naturellement aux hindous et à leurs vaches sacrées,  mais les spécialistes ne sont pas d’accord. Quelques uns d’entre-eux soutiennent que Zoroastre s’est opposé à ce sacrifice parce que les adorateurs qui le faisaient étaient aussi une secte assez violente. Peut-être que le sacrifice était lié aux les tribus sauvages qui attaquaient les fermiers et leurs troupeaux. 

En tout cas, on remarque que le sacrifice de la vache est vraiment semblable au rituel central de la mithraïsme (le sacrifice d’un taureau) qui a apparu partout dans l’empire romain à partir du 1ère siècle av. J.-C. L’origine de cette religion remonte, évidemment, en Perse, mais il n’y a aucune évidence ni pour le culte ni pour le sacrifice avant le 2eme siècle av. J.-C. Le nom de Mithra a été supprimé dans les textes les plus anciens, même si sa fonction d’agent de Varuna a été préservé sous le nom de ‘Spenta Mainyu’, et même si le nom de Mithra a refait surface dans les textes ultérieures. Peut-être que le culte avait eu une existence clandestine après Zoroastre jusqu’à ce qu’il réapparût.

D’un autre côté, le sacrifice de la vache était lié à un autre rituel qui a continué de manière indépendante après la suppression de ce culte. Le culte de ‘haoma’ est la préparation et consommation d’une boisson un peu excitante. Le nom veut dire ‘ce qu’on presse’ et c’est le même mot que le sanskrit ‘soma’, qui est aussi une boisson sacrée dans des rituels védiques. On pense que la plante qui avait été préparée par ce pressage était un type d’éphédra avec des propriétés stimulantes. Qui avait bu ce breuvage devenait courageux, visionnaire, etc.

Enfin, on doit mentionner le plus important rituel, le sacrifice du feu. Ce sacrifice avait lieu dans un espace sacré, délimité par un sillon, purifié par une aspersion d’eau sainte. Le sacrifice en lui-même est très simple: on donne au feu trois offrandes: du combustible, de l’encens, et d’un petit morceau de gras d’animal. Malheureusement, malgré tout l’importance de ce culte, il n’est pas très intéressant.

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