L’incohérence de Bouddhisme

October 14, 2021 – 9:05 am

Le bouddhisme a la réputation d’être à la fois une religion et une philosophie : en fait, beaucoup de philosophes pensent que c’est une philosophie admirable. Il y en a cependant d’autres qui pensent que c’est un mélange des pseudo-profondeurs et d’incohérences. Par exemple, les bouddhistes disent que la fin vers laquelle tous devraient s’efforcer est nirvana – c’est-à-dire le néant absolu. (Il est important de garder à l’esprit que le nirvana n’est pas un paradis ou un au-delà.) Les Bouddhistes disent aussi (c’est l’un des trois signes d’existence, anatta) que le soi n’existe pas. Il n’y a aucune entité dans l’univers qu’on peut identifier comme le soi ; et, donc, personne ne peut pas dire qu’il existe.  Donc, si je n’existe pas, comment puis-je m’efforcer d’atteindre le nirvana¸ et de plus, pourquoi ?

Ou considérons la prétention que notre existence dans le monde continue (ignorons le signe d’anatta pour le moment) parce que nous (encore, qui ?) souffrons les effets de nos désirs. Par conséquent ils disent que nous devrions nous efforcer de rejeter nos désirs. Mais ils ne peuvent pas nous donner ce conseil sans admettre qu’ils désirent nirvana et que nous devrions le désirer. Le désir est donc en même temps nécessaire et interdit. Il y a beaucoup d’autres paradoxes tout aussi évidents et flagrants et non résolus dans cette philosophie ; en fait tous les efforts des soi-disant philosophes bouddhistes n’ont eu l’effet que de confondre les questions de plus en plus. En dépit de tous cela ils n’ont pas laissé tomber les prétentions contradictoires de leur philosophie. Et pourquoi pas ? Parce que le Bouddhisme est avant tout une religion et non pas une philosophie.

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