Akkadian Verbal Affixes

October 20, 2016 – 9:08 pm

 

  Nom Dat Acc
Present

Preterite

Perfect

Gx, Nx Dx, Šx
  M F   M F   M F M F
S 1 a- S 1 u- S 1 -m/am/nim -ni
2 ta- ta-í 2 tu- tu-í
3 i- 3 u- 2 -ku -ki -ka -ki
P 1 ni- P 1 nu-
2 ta-á 2 tu-á 3 -šu -ši -šu -ši
3 i-ú i-á 3 u-ú u-á
    M F P 1 -niáši/-náši -niáti/-náti
Imperative S 2 Ø
P 2
Stative S 1 -áku 2 -kunúši -kináši -kunúti -kináti
  2 -átu -áti
  3 Ø -at
P 1 -ánu 3 -šunúši -šináši -šunúti -šináti
  2 -átunu -átina
  3

 

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Zoroastrisme: le sacrifice du feu

October 17, 2016 – 8:11 pm

Le sacrifice du feu que nous venons de décrire plus haut était essentiel au culte pré-zoroastrien, mais les prêtres de cette foi lui ont donnés une signification qui l’a fait approprié à la religion de Zoroastre. La signification fait référence au sacrifice originel qui a mis en train tous les processus du monde. Selon le mythe, le monde a été créé (par des dieux non identifiés) en sept étapes (ou stades). D’abord, on a créé le ciel en pierre comme un four; puis l’eau a été versé dans ce four et a couvert le fond; on a fait flotter la terre sur l’eau, comme une assiette plate. Au centre du monde, ensuite, on a créé l’un après l’autre une seule plante, un seul animal, et un seul homme – Gayo-maretan, ou ‘la vie mortel’. Enfin, le feu, qui est une force vitale partout dans le monde. 

Mais le monde était sans changement ou mouvement et le feu était impuissant jusqu’à ce que le dieu Yima a fait le première sacrifice: il a pressé la plante, abattu l’animal (une vache), et tué l’homme. De ce sacrifice provient la puissance du feu et la vitalité du monde. À cause de cet acte, le soleil et la lune bouge à travers le ciel; les plantes, les animaux, et les humains se multiplient et remplissent et peuplent le monde; bref, tous suivent leurs propres lois et le monde entièr est mis en ordre. La fonction du sacrifice du feu, selon les autorités, était de reproduire l’effet du sacrifice originel, avec les sacrifices plutôt symboliques que réels, et de garantir l’ordre du monde.

Alors, pour les pré-zoroastriens l’ordre, ou ‘asha’, était un concept autant d’éthique que physique, et également normatif et descriptif. C’était, donc, d’une importance capitale dans leur religion. En fait, selon eux, tout le monde était divisé, évidemment, entre les partisans de l’asha – les ‘ashavans’ – et les partisans du ‘drug’ ( le Mensonge) – les ‘drugvants’. Ceux qui exécutaient le sacrifice du feu ne garantissaient pas seulement l’opération du monde physique, mais aussi le triomphe de la vertu dans le monde.

L’importance de ce concept était préservée par Zoroastre dans ses réformes; en fait, la caractéristique principale de son dieu Ahura Mazda était d’être le gardien d’asha. Le plus important rituel, donc, avait dû être pour l’asha. Heureusement, il y en avait un déjà. Zoroastre a retenu le sacrifice du feu avec son ancienne signification, même après sa réforme du mythe de la création avait éliminé le fait d’un première sacrifice.

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Zoroastrisme: le culte

October 10, 2016 – 8:26 pm

C’est établi, donc, que les dieux pré-zoroastrien avaient été changés d’une façon essentiel par les réformes du prophète. Les responsabilités des dieux, les caractères, et les noms eux-mêmes avaient été réformés, bien qu’on peut reconnaître leurs vestiges dans plusieurs lieux. On a appris aussi, que les doctrines nouvelles, qu’on va plus tard considérer en profondeur, étaient une nouvelle étape au développement des religions sans précédents dans les religions anciennes. Il reste à examiner la mythologie et le culte. Alors, puisque la mythologie et les doctrines sont si étroitement liés, il vaudrait mieux les examiner plus tard.

Ainsi, considérons maintenant ce que Zoroastre a fait au culte des pré-zoroastriens. Ces gens, nous croyons, étaient des pastoralistes et leur culture matériel restait à l’âge de pierre. Leur religion était justement ce qu’on attendait d’elle. En particulier, il y avait, selon les écrits critiques de Zoroastre, un rituel qui entraînait le sacrifice d’une vache dans un endroit sombre et isolé. Il l’a condamné absolument, mais pour quelle raison, cela reste encore inconnue. On pense naturellement aux hindous et à leurs vaches sacrées,  mais les spécialistes ne sont pas d’accord. Quelques uns d’entre-eux soutiennent que Zoroastre s’est opposé à ce sacrifice parce que les adorateurs qui le faisaient étaient aussi une secte assez violente. Peut-être que le sacrifice était lié aux les tribus sauvages qui attaquaient les fermiers et leurs troupeaux. 

En tout cas, on remarque que le sacrifice de la vache est vraiment semblable au rituel central de la mithraïsme (le sacrifice d’un taureau) qui a apparu partout dans l’empire romain à partir du 1ère siècle av. J.-C. L’origine de cette religion remonte, évidemment, en Perse, mais il n’y a aucune évidence ni pour le culte ni pour le sacrifice avant le 2eme siècle av. J.-C. Le nom de Mithra a été supprimé dans les textes les plus anciens, même si sa fonction d’agent de Varuna a été préservé sous le nom de ‘Spenta Mainyu’, et même si le nom de Mithra a refait surface dans les textes ultérieures. Peut-être que le culte avait eu une existence clandestine après Zoroastre jusqu’à ce qu’il réapparût.

D’un autre côté, le sacrifice de la vache était lié à un autre rituel qui a continué de manière indépendante après la suppression de ce culte. Le culte de ‘haoma’ est la préparation et consommation d’une boisson un peu excitante. Le nom veut dire ‘ce qu’on presse’ et c’est le même mot que le sanskrit ‘soma’, qui est aussi une boisson sacrée dans des rituels védiques. On pense que la plante qui avait été préparée par ce pressage était un type d’éphédra avec des propriétés stimulantes. Qui avait bu ce breuvage devenait courageux, visionnaire, etc.

Enfin, on doit mentionner le plus important rituel, le sacrifice du feu. Ce sacrifice avait lieu dans un espace sacré, délimité par un sillon, purifié par une aspersion d’eau sainte. Le sacrifice en lui-même est très simple: on donne au feu trois offrandes: du combustible, de l’encens, et d’un petit morceau de gras d’animal. Malheureusement, malgré tout l’importance de ce culte, il n’est pas très intéressant.

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Zoroastrism: les daevas

October 3, 2016 – 1:40 pm

Selon des spécialistes, et après nos études à ce point sans aucune surprise, les dieux de la religion de Zoroastre avant ses réformes étaient, de façon générale, les mêmes que la religion védique. De plus, les témoignages des autres religions liés à l’époque, indiquent que les mêmes dieux avaient préséance presque partout. On peut offrir en preuve les exemples que nous avons déjà rencontrés. D’abord, chez les Indiens, avant qu’ils aient été remplacés par la triade de Brahman, Vishnu, et Shiva, les dieux les plus importants étaient Varuna, Mitra, et Indra. Et puis, le texte du traité hittite que nous avons cité plus haut, nommait les mêmes dieux comme des responsables (en témoignent les promesses.)

Alors, nous avons trouvé le dieu Varuna de la foi pré-zoroastrienne en le Seigneur Sage; au moins, cela était la théorie donnée plus haut avec des preuves. Cette théorie, malheureusement, doit être, peut-être, compliqué un peu par une autre théorie soutenue par, entr’autres, Mary Boyce. D’après elle (1979, ‘Zoroastrians: Their Beliefs and Practices’ p. 9) Varuna est devenu le dieu Apam Napat (le dieu des eaux) à cause de sa responsabilité des épreuves de l’eau. C’est tout à fait possible que les deux théories soient corrects: l’histoire d’une religion n’est pas du tout un récit des développements rationnels.

Il y a des problèmes semblables pour l’identification des autres grands dieux. Ces problèmes remontent au choix de Zoroastre de rejeter, pour la plupart, le polythéisme de ses ancêtres. Dans ses propres hymnes il ne fait pas mention des anciens dieux, même s’il n’a pas tout à fait renié leur existence. La plupart des spécialistes pensent que Zoroastre a réduit le rang de tous les anciens dieux: après ses réformes ils n’étaient que des ‘Daevas’ (‘devas’ en sanskrit,) et ils ont fini par être des démons négligeables. D’un autre côté, quelques savants, suivants George Dumézil, pensent que les caractères des anciens dieux se présentent maintenant sous des formes des Saints Immortels (Amesha Spentas.)

En tout cas, évidemment, on doit chercher les dieux Mitra et Indra parmi les daevas. Mitra était le dieu des contrats (c’est son nom, après tout) et le nom lui-même a continué d’être signifiant, parce que l’institution était de telle importance; mais c’est possible que la continuation actuelle de ce dieu est ailleurs. Chez les Indiens (encore) Mitra et Varuna étaient une paire dans laquelle Mitra sert d’agent pour Varuna. Ainsi, on a proposé que le Saint-Esprit, l’agent du Seigneur Sage, est la forme nouvelle de Mitra.

Enfin, à propos Indra, le dieu/daeva Verethragna (‘vainqueur de résistance’) qui a vaincu un monstre, est identifié avec Indra Vrtrahana (‘vainqueur d’un monstre’) des Vedas. Nous en parlerons plus tard.

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Zoroastrisme: le prophète/prêtre comme réformateur

September 27, 2016 – 2:55 pm

Les doctrines de la religion qui viennent d’être présentés sont, selon la tradition, données à l’homme par Zoroastre, le prophète de cette nouvelle foi. Mais Zoroastre n’en était pas moins le prophète; de ses propres mots il était aussi un prêtre (‘zaotar’) de la religion ancienne, dont il ne prétendait n’être qu’un réformateur (bien qu’il soit un réformateur qui suivait les commandements directs du Dieu le ‘Sage Seigneur’.) Alors, si on voudrait bien comprendre sa religion réformée, il faudrait qu’on connaisse un peu la religion qui a été réformée. 

C’est un exercice intéressant. D’un côté, parce que les partisans de cette religion étaient illettrés (selon nos recherches) il n’y a aucun rapport de leurs croyances. D’un autre côté, nous avons les textes sacrés de l’Avesta dans lesquels on peut trouver des traces de la foi précédente, et les textes sacrés des hindous (les Védas) qui préservent une forme de la religion commune des aryens avant des réformes zoroastriennes.

Considérons les dieux. Tout d’abord, nous avons un peu plus de confiance dans notre connaissance des personnages divins chez les aryens anciens. Un examen des panthéons des autres nations indo-européennes nous suggère que le groupe des dieux est assez stable, même si les noms eux-mêmes sont plus ou moins variable. Par exemple, une tablette de 1380 av. J.-C., enregistrant un traité entre les Mitanni et les Hittites, fait mention des dieux Varune, Mitre, Indre, et les Nasaties; noms très bien connus en Inde et ailleurs. Même chez les Grecs pendant la période historique on trouve le dieu Ouranos (Uranus) qui est Varuna en Inde. Un autre exemple: le dieu important Poseidon des Grecs était le dieu des eaux, mais son nom est inconnu parmi les Iraniens et les Indiens. Ce nom, pourtant, n’est qu’une épithète en grec, et n’est pas du tout son nom original. Chez les Romains le même dieu était nommé Neptune – et il y avait un dieu des eaux chez les indiens védiques et les iraniens qui a eu l’épithète/nom ‘Apam Napat’; c’est à dire ‘Le Fils des Eaux’. Selon beaucoup des scolaires, Poseidon n’est que le même dieu avec un nom différent.

Alors, disons que les dieux des pré-zoroastriens nous sont familiers; d’où, ensuite, venait le Sage Seigneur, ‘Ahura Mazda’? C’est peu probable qu’il l’ait inventé de rien, car cela n’est pas le rôle d’un réformateur, et il serait en tout cas difficile de convaincre les partisans de la religion – dont il est un prêtre, rappelle-t-on – de remplacer leurs dieux par un autre. En fait, quelques spécialistes proposent qu’Ahura Mazda n’est autre que Varuna sous un autre nom. Les raisons principales sont deux:

  1. Premièrement, si Varuna était un des trois grands dieux de la religion (comme il était dans des autres religions indo-européennes) où est il dans le système zoroastrien? Comment a-t-il disparu? L’hypothèse est qu’il aurait dû continuer, mais peut-être sous un autre nom, comme l’a fait l’Apam Napat susmentionné chez les Grecs sous le nom Poseidon.
  2. Deuxièmement, Varuna d’Inde a été lié avec le “rta”, un principe fondamental d’ordre dans l’univers. Le mot “rta” en sanskrit est le même mot qu’ “asha” en avestan; et nous connaissons maintenant qu’Ahura Mazda était, avant tout, le dieu d’Asha – la Vérité.

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Zoroastrisme: Sommaire des Doctrines

September 11, 2016 – 11:30 pm

Les essais précédents dans cette série ont donnés un contexte partiel pour l’origine du zoroastrisme, et ce projet sera continué dans des essais qui va suivre celui-ci; mais, à ce point, on devrait peut-être donner un résumé ou aperçu de ce dont nous allons parler. Les points suivants nous serviront aussi de contexte pour l’histoire du développement de la religion zoroastrienne – ses doctrines et ses controverses – qui va être présentée plus tard. (Ces points sont tirés et considérablement adaptés d’un passage dans le livre ‘Dawn and Twilight of Zoroastrianism’ de R. C. Zaehner.) Ici, donc, le sommaire.

(1) il y a un Dieu suprême, le Seigneur Sage (Ahura Mazda), qui a créé tout par ses pensées et son Saint-Esprit. Il est entouré de six autres êtres (les Amesha Spentas ou Saints Immortels) dont il est dit, être le père/créateur – mais, en fait, trois d’entre eux ne sont que des aspects du Dieu lui-même, n’ont pas du tout une existence indépendant. Ces trois sont le Saint-Esprit (Spenta Mainyu) susmentionné, la Bonne Pensée (Vohu Mana), et la Vérité (Asha Vahista). 

Le Dieu habite son royaume; qui veut dire sans doute qu’il est le Seigneur absolu de tout ce qu’il a créé: une royaume, cependant, qui est gâché par les assauts des pouvoirs du mal, mais qui va être enfin restauré après le Jugement dernier.

L’Intégrité (Haurvatat) et l’Immortalité (Ameretat) sont aussi des aspects du Dieu, mais ils sont de plus la récompense pour ceux qui font ce qu’il veut conformément à leur Rectitude (Spenta Armaiti). Cette dernière est une vertu qui représente un rapport correct entre Dieu et l’Homme. Le Dieu lui-même est sans péché: il se tient hors de la portée du Mal.

(2) Le monde entier est divisé entre la Vérité (Asha) et le Mensonge (Druj). La Vérité, comme c’était dit auparavant, était le fils ou la création du Dieu. À propos de l’origine du Mensonge, de ce sujet le prophète n’a rien dit. Ce dualisme, et le choix qui est offert librement aux hommes, sont le contenu fondamentale de la religion.

(3) Les créations du Seigneur Sage sont toutes libres – elles doivent faire le choix elles-mêmes entre la Vérité et le Mensonge. Évidemment, l’Homme est une des créations; mais les êtres surnaturels sont également à des créations et, donc, doivent également choisir. C’est ainsi qu’Angra Mainyu, l’Esprit Destructeur – et, chose surprenante, selon un texte ancien le jumeau du Seigneur Sage [une erreur que nous devons étudier plus tard] – a choisi “de faire les pires choses.” Ces choses il a choisi librement est sans coercition. Les ‘Daevas’ aussi ont choisis le Mensonge, et pour ça et la violence de leur culte, Zoroastre les a considéré comme des puissances des ténèbres.

(4) Puisque l’Homme est entièrement libre, son destin est entièrement dans ses propres mains. Par des bonnes actions on gagne une récompense éternel: l’intégrité et l’immortalité. Par des mauvais actions, par contre, on gagne un châtiment perpétuel à l’enfer – la “pire existence.”

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Zoroastrisme: les textes

September 11, 2016 – 9:31 pm

L’Histoire

L’Avesta, comme la Bible des chrétiens et le Tanakh des juifs, est autant une bibliothèque qu’un livre. Une partie, la plus ancienne, est censée avoir été composé par Zoroastre; mais, même si on y croit, c’est évident que les autres parties ont été composées beaucoup plus tard. Dans la littérature zoroastrienne il y a une histoire, plusieurs fois racontée, que Zoroastre a reçu le texte de l’Avesta d’Ahura Mazda et l’a apporté au roi Vištaspa. Ce roi, ensuite, a créé deux copies. Malheureusement, ce méchant Alexandre le grand les a brûlé lors du sac de la capitale perse. Ce n’était que beaucoup plus tard que les prêtres zoroastriens ont essayés de reconstruire les textes, et à cause des mémoires lacunaires, ils n’avaient qu’un succès mitigé. Le texte original, selon l’histoire ci-dessus, avait 21 livres (‘nasks’), mais le texte récupéré n’en avait que trois.

Eh bien, c’est une histoire intéressante, même si elle n’est pas exacte. En fait, comme je l’ai déjà expliqué, les ‘textes sacrées’ étaient une tradition orale et n’étaient pas écrits avant le 6ème siècle av. J.-C. – et ce n’était pas du tout la responsabilité d’Alexandre. Néanmoins, les témoignages des sommaires datés au 9-10ème siècles semble être d’accord avec la proposition qu’on a perdu, depuis le 6ème siècle, environ 3/4 des textes qui existaient auparavant; si bien que, oui, il n’y reste que trois parties de l’Avesta.

Sommaire

D’après Jean Kellen (Encyclopaedia Iranica (2011) s.v. “Avesta”) l’Avesta consiste en des parties suivantes.

1: Yasna (‘le sacrifice’). 72 chapitres (‘hads’). Textes qui sont récités pendant la cérémonie de ‘haoma’ (le ‘soma’ des hindous.)

  • Y12-13 sont le “Fravarane” (q.v. ci-dessous) qui est écrit dans un type de ‘pseudolangue’ – c’est à dire que le langage est une imitation imparfaite du langage avestan.
  • Entre Y28-53 on trouve les 5 “Gathas”, la plus ancienne partie de l’Avesta, écrit en vers.
  • Inséré dans les Gathas proprement dit, à Y35-41, est le ‘Yasna en 7 chapitres’ en prose; une sorte de sommaire des autres chapitres.

2: Visperad (‘tous les patrons’). Prières aussi patrons.

3: Korda Avesta (‘petit Avesta’). Contient les prières récitées par les laïcs. Il a trois parties importants.

   i. 5 Niyayišns (‘éloges’) a Mithre, la lune, les eaux, et le feu.

   ii. 5 Gahs (‘moments’). Prières aux génies responsables du matin, de midi, de l’après-midi, et du soir jusqu’à l’aube.

   iii. 4 Afrinagans (‘bénédictions’) pour les morts.

4: Siroza (’30 jours’) donne les noms des dieux responsables des 30 jours du mois.

5: Yašt (‘adoration’). 21 hymnes. Chaque hymne est dirigé à un seul dieu ou déesse.

6: Videvdad/Vendidad (‘loi de se détacher de démons’). 21 chapitres des règles. Chapitre 19 raconte la tentation de Zoroastre.

7: Fragments, un amalgame.

Exemples

Chez les zoroastriens il y a une très brève prière qui a été composé par Zoroastre pour ses partisans en la langue des Gathas. C’est la plus importante prière, appris par tous les enfants. Chez eux c’est que c’est le ‘Notre Père’ chez nous. 

“Autant il (Ahura Mazda) est le maître désiré, 

Autant il est le juge conforme à l’Aša.

[Il est] celui qui acte de bons buts, de la vie.

C’est à l’Ahura Mazda qu’appartient le règne, 

Qu’il a établi comme un pasteur pour les pauvres.”

Bien sûr, comme je l’ai dit auparavant, aujourd’hui il n’y a personne qui a une connaissance précise de la langue avestan, donc le sens précis de cette prière est également inconnu. Le nom de cette prière est le ‘Ahuna Vairya’; ce sont les deux mots qui ouvre la prière.

Une autre prière importante est le ‘Ashem Vohu’ (‘l’invocation de la vérité’).

“La Vérité (Aša’) est bonne, elle est la meilleure.

Tout est selon son désir, et tout va être selon son désir.

La Vérité appartient à l’Aša Vahišta (la bonne vérité).”

C’est importante ici de reconnaître que Aša Vahišta est devenu le nom d’une déesse.

Enfin, il y a une sorte de ‘credo’ zoroastrien en le ‘Fravarane’

“Je m’avoue un adorateur de Mazda

Et partisan de Zoroaster. Je rejette les Daevas

Et accepte la doctrine d’Ahura. Je suis un qui loue les Ameša Spentas,

Qui adore les Ameša Spentas. J’attribue à l’Ahura Mazda,

Le bon, le riche en trésors, tous les bonnes choses.”

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Zoroastrisme: Bizarreries des Textes

August 9, 2016 – 8:19 pm

Dans les essais précédents on a mentionné plusieurs fois l’Avesta, qui est le texte sacré des zoroastriens, et aussi l’avestan, dans lequel il est écrit. Le caractère de cette langue, par exemple, était cité en preuve de la grande antiquité du prophète Zoroaster. Malheureusement, ce texte et ce langage sont tous les deux problématiques et, à mon avis, on ne peut pas arriver à une évaluation juste de la religion sans une connaissance de ces problèmes.

Le problème le plus important est celui de l’interprétation, et il y en a plusieurs aspects. Bien sûr, c’est toujours difficile à comprendre une langue ancienne, qui prenait son sens par rapport à un contexte étranger que nous ne pourrions pas découvrir, et certainement c’est le cas pour l’avestan où nous ne connaissons guère même si le contexte est préhistorique ou non.

L’avestan a, cependant, un problème plus ou moins fondamentale pour l’interprète: le seul exemple du langage avestan, la seule preuve qu’il y avait une telle langue, est le texte de l’Avesta. C’est donc impossible de corriger ou d’améliorer notre compréhension de ce texte par comparaison aux autres textes. Ce problème est dit ‘fondamentale’ car plus le corpus d’une langue est limité, plus les possibilités d’interprétation d’un texte en cette langue augmentent.

Considérez le cas d’un déchiffrement d’une langue inconnue – M Champollion et les hiéroglyphes égyptiens, par exemple, ou M Ventris et le Linéaire B de l’écriture de la Crète. Ils ne pouvaient pas être sûr que leurs hypothèses soient exactes jusqu’à ce qu’ils essaient traduire un texte qu’ils n’ont jamais vu. C’est exactement ça que nous ne pouvons pas faire à propos de l’avestan, parce que le texte ‘bref’ de l’Avesta est tout le corpus de cette langue.

Or, cela ne serait pas grave si nous pouvons avoir confiance en la tradition d’interprétation, mais, au contraire, on ne peut pas y avoir confiance. Ici le problème est en fait un peu bizarre. Les ‘textes’ sacrés du zoroastrisme n’étaient pas mis en forme littéraire avant le 5-6ème siècle av. J.-C. Jusque-là, et pendant une période de plus de mille ans (peut-être deux mille ans,) les textes n’existaient que dans les mémoires des prêtres. Vraiment, c’est incroyable que les textes ont survécus à travers les siècles – d’autant plus que pour la plupart de ces siècles les prêtres eux-mêmes ne comprenaient pas du tout l’avestan!

A la suite de cette ignorance un nombre d’erreurs se sont glissées dans le texte (autant qu’on puisse les identifier.) De plus, nous pouvons dire qu’il y a un nombre de textes qui doivent avoir été écrit à une date ultérieure, car les auteurs des textes écrivaient l’avestan ‘comme une vache l’espagnole.’ Et ici on peut remarquer une autre bizarrerie de cette religion: les textes comprennent beaucoup de textes qui sont écrit en un langage que personne ne parle ni ne comprend, et plus que ca, il y a un nombre de textes qui sont, en effet, du vrai charabia.

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Zoroastrisme: Où Vivait le Prophète?

August 5, 2016 – 1:24 pm

Deuxièmement, nous ne connaissons ni l’endroit où le prophète est né, ni la région dans laquelle il était actif. Selon les sources, il a passé un peu de sa vie en exil, mais évidemment nous ne connaissons ni sa patrie ni son lieu d’exil. Si toutefois on accepte que les textes sacrés sont de bons témoignages, on peut dire que tous ces lieux devraient être quelque part à l’est de l’Iran moderne ou au nord en Asie central. Il y a deux raisons à y croire. Lorsqu’on considère d’abord le langage lui-même des écritures c’est évident que ce langage et celui des Vedas de l’Inde ancienne se ressemblent beaucoup; et puis, les textes mentionnent un certain nombre de lieux qui l’on peut identifier dans quelques lieux à l’est. Or, c’est nécessaire, bien sûr, de developer ces raisons.

Commençons avec le langage; celui de l’Avesta et celui des Vedas appartiennent tous les deux à la grande famille indo-européenne des langages dont on trouve l’origine (selon les spécialistes) en Asie centrale vers 2000 av. J-C. Les spécialistes font l’hypothèse selon laquelle à l’origine il y avait un seul langage qui a été parlé par une seule population – les Aryens. À partir de 1800 beaucoup de tribus de cette population, pour quelle que soit la raison, ont commencées une grande migration. Une branche de cette nation est allée à l’est et le langage de cette branche s’est développé en sanskrit et les autres langages de l’Inde. Une autre branche est allée à l’ouest et le langage de cette branche est devenu l’avestan, le grec ancien, le latin, et beaucoup d’autres langages européens.

Or, il est généralement reconnu que les différences entre deux branches d’un langage augmentent par rapport à la durée de leurs séparations. Donc, parce que l’avestan et le sanskrit sont tellement proche, on peut supposer avec confiance que les population qui les parlaient constituaient jusqu’à récemment un seul peuple. Pour la même raison on peut supposer que les gens qui parlaient l’avestan habitaient encore près des gens qui parlaient le sanskrit – c’est à dire, à l’extrême Est de l’Iran près du fleuve Indus.

Voilà pour le langage; maintenant considérons les toponymes qui se trouve dans l’Avesta. Ceux qui pensent que Zoroastre était contemporain de Cyrus le Grand ont aussi tendance à croire qu’il vivait plus à l’ouest. Ils citent en preuve, par exemple, que le nom ‘Raghâ’ d’un endroit lié au prophète est aujourd’hui le nom ‘Rayy’ d’un faubourg de Téhéran. Il y a aussi d’autres ‘preuves’ du même type, mais c’est évident qu’elles ne sont pas du tout de vraies preuves. Nous qui habitons les pays qui ont été colonisés par les Européens voyons tout autour de nous les noms tirés de nos anciens pays. C’est t’es bien connu, en fait, que deus qui doivent partir de leur patrie tendent d’emmener avec eux les noms de leur ancien pay.

En bref, c’est fort probable que Zoroastre vivait à l’est de l’Iran.

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Zoroastrisme

July 25, 2016 – 10:44 am

Tout le monde connaît les trois grandes religions dont les origines sont dans le Proche-Orient: c’est à dire le judaïsme, le christianisme, et l’islam. Mais il y avait une autre religion, à l’époque aussi importante que celles-ci, qui toutefois est maintenant peu connue. La religion dont je parle est le zoroastrisme, autrefois la religion de l’empire Perse, depuis l’ère du roi Cyrus le Grand (environ 550 av. J.C.) jusqu’à la conquête musulmane du 7ème siècle de notre ère. Cette religion, qui est aujourd’hui la foi de moins de 2 million de fidèles, était néanmoins la source de beaucoup d’idées et de conceptions qui ont eu de grands effets sur les religions qu’elle a influencée, et par elles, même sur l’esprit moderne.

Par exemple, notre idée d’un libre arbitre est dû, peut-être, à l’idée zoroastrienne que chacun d’entre nous doit faire un choix fondamental entre le Bien et le Mal. Aussi, nous pouvons trouver l’origine de l’idée d’un Messie chez les zoroastriens (et, avec elle, tous les maux qu’elle a causée – et ils sont nombreux.) Un troisième exemple: l’idée d’un paradis qui est une récompense pour nos bonnes actions et d’un enfer pour les autres, est aussi d’une origine zoroastrienne.

Cette religion, dont l’importance est ainsi établi, est cependant mystérieuse. Notre connaissance, en ce qui concerne les questions les plus simples, est limitée et douteuse. En suivant, je considérerai l’identité du fondateur de cette foi; l’homme, s’il existait, qui s’appelait Zoroastre (forme grecque du nom Avestan ‘Zarathoustre.’) Premièrement, nous ne connaissons pas sa date de naissance, ni le siècle ni le millénaire. D’après quelques autorités anciennes, il serait né 300 ans avant l’arrivée d’Alexandre le Grand en Perse (à peu près 334 av. J.C.) On dirait donc qu’il serait né peu avant le règne de Cyrus le Grand. Malheureusement, c’est évident que les textes sacrés de la religion qui étaient écrits par Zoroastre (selon les zoroastriens) sont sont beaucoup plus vieux que Cyrus. Le langage dans lequel ils sont écrits semple être très proche (et du même âge?) du langage du Rig-Veda, l’écriture le plus ancienne de l’Inde, et datée vers 1500 av. J.C. C’est possible, disent les spécialistes de Perse, qu’il y avait une confusion entre le nom Hystaspès (Višt?spa/Goštâsp) d’un officiel du roi Cyrus et celui d’un roi qui avait aidé le prophète.

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