Zoroastrisme: le jugement final

February 14, 2017 – 10:52 pm

Comme nous l’avons dit ci-dessus, le monde parfait et final n’arrivera pas avant l’arrivée du Frašo Kereti. À ce moment-là, la terre remettra les os des morts, et les âmes des morts seront réunies avec leurs corps ressuscités. Malheureusement, cette heureux événement sera suivie immédiatement par le jugement final dans un processus tout à fait horrible (mais, il faut le dire, absolument juste.) 

Les divinités Airyamen, le Yazate d’amitié et de guérison, et Atar, la personnification du feu, fondront tout le métal dans les montagnes. Puis, le métal fondu deviendra un grand fleuve qui coulera à travers la surface du monde. Tout le monde doit traverser ce fleuve pour gagner le paradis éternel. Un texte nous dit (GBd XXXIV 18-19) que “pour l’homme sans péché, c’est comme lait tiède; mais pour un méchant, c’est comme s’il marche en sa chair de métal fondu.” Ainsi, les bons pourront achever l’état final et permanent de bonheur, alors que les mauvaises seront incinérés. Enfin, le fleuve du métal se jettera dans le royaume d’Ahriman, tuant ce dieu. 

Cette destin nous semblerait vraiment bizarre, voire irrationnelle, si elle n’était pas si bien connue. Qu’est-ce que c’est la raison pour le second jugement? S’il doit être toujours le même que le première jugement, il est absolument inutile. Si les âmes sont éternelles, ou iront finalement les âmes des incinérés? Et si elles ne sont pas immortelles, pourquoi pas? Évidemment, comme nous l’avons déjà remarqué, les théologiens zoroastriens ne pourraient pas d’avoir été des philosophes.

Avec tous ces défauts, néanmoins, il faut reconnaitre que cette image d’un jugement final a fait une très grande impression sur l’imagination religieuse des peuples voisins des iraniens. Beaucoup d’entre eux ont adopté cette idée, et c’est ainsi que nous la trouvons chez les juifs, les chrétiens, et les musulmans. L’origine, pourtant, était chez les zoroastriens, et, par conséquent, c’est dans leur système que l’idée est le plus raisonnable. Par exemple, l’idée chrétienne d’un châtiment éternel pour des péchés forcements limités, est vraiment insupportable, parce qu’injuste. 

 

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